Les textes que vous allez trouver sur ce blog sont l'œuvre d'un atelier d'écriture à distance : Télé-Graphe. Les personnes qui y participèrent ne se connaissaient pas entre elles. Elles ont individuellement été contactées par l'animateur et ne connaissaient que les pseudos choisis par les autres. En début de mois, une consigne d'écriture (un déclencheur) était proposée par l'animateur... et chacun s'est lancé à sa façon. En Juin 2012, une rencontre a permi aux "télé-graphistes" de faire connaissance et vivre un partage en direct.

Ma chère Emilienne, 
Je voudrais te serrer dans mes bras. J’imagine ta peine et le grand vide que tu ressens.
Il y a des moments dans la vie où tout semble s’écrouler en un instant et alors, seule la chaleur de l’amitié peut encore tenter de redonner envie de se mettre en route. 

Je ne sais pas bien m’exprimer. Tu te souviens combien j’étais peu habile déjà à l’école et ça ne s’est pas arrangé ! Mais je t’envoie ce petit poème que j’ai découpé je ne sais plus où pour qu’on le lise lorsque ce sera mon tour de partir. Il te dira tout ce que je ne sais pas formuler avec les pauvres mots de mon affection pourtant bien grande pour toi.

Arrêtez les pendules et voilez les miroirs !
Demain n’existe plus, aujourd’hui n’est que noir.
Voilà ce qu’on gémit au moment d’un adieu
En tendant un mouchoir détrempé vers les cieux.

Oui, le passé n’est plus, oui pour demain tout tremble,
Oui les pas qu’on faisait sur le chemin ensemble
Désormais c’est bien seul qu’il nous les faudra  faire
Et sans le bras ami qu’affectueusement on serre.

Pourtant la vie est là et toujours nous appelle.
La place est là offerte à des pages bien belles.
Mot à mot, pas à pas il nous faut les écrire
Et assécher nos larmes au regain d’un sourire.

Non ce n’est pas fini. De nouvelles attentes
Différentes bien sûr devant toi se présentent.
Une porte se ferme et s’ouvrent d’autres portes.
Derrière le rideau la vie est là, si forte !

Voilà ma chère Emilienne ce que je peux t’offrir de mieux. Si la volonté suffisait, me diras-tu, je sais. Oui, je sais, l’heure te parait sombre. Mais à travers ces quelques lignes c’est une grande bourrade que je t’adresse affectueusement comme nous le faisions autrefois, à l’école souvent.
Je t’aime beaucoup, tu sais.  De bons moments nous attendent encore dès que tu le voudras !

Ta vieille amie 


Souris

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