Les textes que vous allez trouver sur ce blog sont l'œuvre d'un atelier d'écriture à distance : Télé-Graphe. Les personnes qui y participèrent ne se connaissaient pas entre elles. Elles ont individuellement été contactées par l'animateur et ne connaissaient que les pseudos choisis par les autres. En début de mois, une consigne d'écriture (un déclencheur) était proposée par l'animateur... et chacun s'est lancé à sa façon. En Juin 2012, une rencontre a permi aux "télé-graphistes" de faire connaissance et vivre un partage en direct.

ALBAN

1) – Dragibus
Alban a 40 ans. Il est grand, sportif et sûr de lui.

2) – R.V. Cédrine
Appartement : meublé avec soin, ambiance « design », quelques appareils de musculation dans une grande pièce sans aucune décoration si ce n’est un grand miroir mural. Beaucoup d’appareils ménagers « high-tech » (télévision à écran plat, cafetière électronique…) dans un appartement situé au 40ème étage d’un immeuble surplombant la ville.

3) – Nolimette
Alban achevait sa 15e répétition au squat. Une heure et quart qu’il enchaînait les exercices. Dans un geste incontrôlé, la barre lui tomba sur le pied et abîma ses extrémités chéries. Impossible de marcher. Il rampa jusqu’à son iPhone pour appeler à l’aide. Le sang commençait à affluer dans ses orteils gauches. Il hésita entre le 911, son médecin le docteur Harritz ou Mark, son voisin-amant du 42ème. Compte tenu de son état, il fit le 911, mais en vain…

4) – Eddy
La douleur étant trop forte, il se résigna à appeler Mark. Il composa le numéro puis raccrocha… Qu’allait penser Mark en le voyant dans un état aussi lamentable… Alban savait bien que ce qui avait séduit Mark, c’était ce côté sûr de lui presque invincible… Ils avaient rapidement formé le projet de vivre ensemble. Monter au 42ème ou descendre au 40ème… rien n’avait été tranché. La douleur ne lui laissait plus aucun répit… Il refit le numéro… Tant pis, se dit-il, c’est quitte ou double.

5) – Souris
Le jour où je l’ai rencontré, il semblait très abattu. Rien du superbe sportif dont on m’avait parlé. Son accident, dont il se remettait mal, avait brisé quelque chose de profond en lui. C’est d’une voix qui se voulait impérative mais manquant manifestement d’assurance qu’il avait pris rendez-vous à mon cabinet de psychologue. Et j’ai vu arriver un être de belle corpulence qui n’osait pas regarder en face la personne en face de lui et manifestait une maladresse dans ses gestes dont il ne semblait pas conscient.

6) – Pixel
Depuis un an Alban et Mark ont franchi le pas du logement commun. Ce n’est ni le 40ème ni le 42ème mais ailleurs, à Vincennes. Aucun des deux n’est donc allé habiter chez l’autre. Il a fallu changer de rythme et limiter les soirées en salle de gym. C’est une nouvelle vie qui va commencer.

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