Comme il est agréable d'être dans la garrigue au dessus des vignes en terrasses au soleil levant. D'être le premier témoin humain des odeurs de thym et de romarin qui exhalent l'atmosphère au moment où le cercle lumineux orange apparaît près du château de Gicon. Il n'est pas rare de croiser une bête sauvage, une petite tâche blanche de la queue d'un lapin qui s'enfuit subrepticement dans la broussaille, une laie entourée de ses petits qui change de direction dans un grognement en guise de signal du départ à sa petite troupe. Le soleil commence à cogner, mieux vaut redescendre près de la maison aux volets blancs. Protégé du mistral tout près du mur, je savoure d'être assis là sur le banc où tous se sont assis depuis l'arrière grand-père jusqu'aux derniers rejetons. Le vent des dix heures dans un tourbillon de chaleur teinte l'atmosphère d'un d'enivrement de parfum de rose. La sieste de l'après midi est plus accordée aux sons qu'aux parfums. Les cigales et leurs maracas deviennent un bercement qui conduit à l'endormissement alors que dehors la fournaise s'acharne. Il faut sortir au coucher du soleil alors que la nature à droit à son répit, qu'un coup de vent plus doux porteur d'odeurs de terre mouillée, annonce une nuit zébrée de ses foudres de lumières et de sons, spectacle de la nature puissante et imprévisible. Voilà mes lapins, mes petits marcassins tachetés, voilà mon bonheur, ma Provence et moi.
Yahoo
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire