Je retiens mon souffle. Juste quelques secondes.
Agitée, j’oscille entre le désir de me soumettre et l’envie de repousser cette attraction maline.
Alors je rêve ou je vis. Je ne sais plus vraiment, et au fond qu’importe.
Je flotte.
J’entrelace les souvenirs, les moments intimes, les instants intenses.
Ta peau. Tes mains. Tes lèvres. Ta bouche.
La morsure assassine. Tes ongles parcourant mon corps. Le supplice.
Je veux que tu me serres encore. Je veux que tu m’embrasses, que tu me prives d’oxygène.
Je soupire.
Un éclair, une lueur.
Le silence qui tombe.
Les tempes en sueur.
La réalité.
La nuit a refermé ses ténèbres, emportant avec elle ton parfum.
J’étouffe.
Le temps s’est éclipsé, la lumière s’est éteinte et dans le noir je cherche la trace du mirage…
Tu ne reviendras pas.
Je suffoque.
Les doutes, les complexes, les prétextes et la peur m’ont laissée nue, clouée au sol, sans armes.
La douleur. Les larmes.
Les années sont passées.
L’apnée.
Mes doigts s’accrochent, s’emmêlent aux fantômes de ce que je ne peux plus toucher.
Mes pieds et mes poings sont liés par les fils de ce que je ne peux pas oublier.
L’asphyxie immobile.
Encore.
Je veux.
Le vide dans ma tête.
Je plonge. Je me jette
Je veux.
La pression retombée.
La souffrance effacée.
Je lutte depuis des heures, des jours, peut-être même des mois.
Si la volonté suffisait… j’aurai recommencé à respirer.
Mya Noodle
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